Je ne suis pas une plateforme.
Je suis à quarante minutes.
L'histoire d'un site qui a commencé par celui de son père, et d'un métier fait le soir pour les entreprises d'ici.
Grandi au Bouyssou,
revenu s'installer ici.
Je m'appelle Antoine Noel. J'ai grandi au Bouyssou, un petit village du Lot près de Lacapelle-Marival. J'habite aujourd'hui à Rudelle, à une vingtaine de kilomètres de là.
J'ai fait un master marketing et commerce à Toulouse. Je ne viens pas de la technique : je viens du marketing. Ça change la façon dont je construis un site — je ne vends pas des pages, je vends un parcours qui amène le client à décrocher son téléphone.
Comment j'en suis arrivé là
Le master
Marketing et commerce. C'est là que j'apprends à construire un discours, pas seulement une page web.
Le premier site
Pendant mon alternance dans un groupe agroalimentaire du Lot, je reçois une formation et je réalise mon premier site : celui du groupe.
L'Australie
Un an et demi de voyage, pour apprendre la langue. Puis le retour dans le Lot, avec l'idée de rester.
CDI à Figeac
Je gère la communication digitale d'un groupe de transport et de voyage : réseaux sociaux, site, newsletter, montage vidéo.
Le premier site de mon entreprise, c'était celui de mon père.
Mon père et mon oncle sont jumeaux, chanteurs en Aveyron, intermittents du spectacle. Le premier site que j'ai créé à mon compte, c'est le leur : lesjumeaux.fr.
C'est l'anecdote qui dit tout en une phrase : je suis d'ici, en famille, et j'ai commencé par aider les miens. Depuis, une dizaine d'autres sites ont suivi — pour des artisans, des gîtes, une mairie, un cabinet médical.
Ce que j'aime dans ce métier : construire une vraie vitrine, une identité, un parcours utilisateur fluide. Pas remplir un modèle.
Il n'y a pas de startups dans le Lot.
Il y a des gens avec un savoir-faire réel et aucun moyen de le montrer. Des artisans, des indépendants, des associations et des gîtes qui n'ont ni le temps de s'en occuper, ni les connaissances pour créer un site.
Je fais de la communication digitale pour un groupe toute la journée. Le soir, je fais la même chose pour les entreprises de ma région — au prix qu'elles peuvent payer.
Je reste ici pour ma famille, mes amis, mon club de foot, mon CDI à Figeac, et ma compagne qui travaille à Lacapelle-Marival.
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